


Argenteuil, parc des impressionnistes

Arelier d’artiste
Les jardiniers partageurs
Argenteuil, mai des artistes, expo jardin d’Héloïse
Art à l’abbaye

Argenteuil, le miracle du logement au prix modéré dans le grand Paris
A Argenteuil, à 11 minutes par train de Paris, on peut touver un 100 m2 pour 200 000 euros, ou 30 m2 pour 100 000 euros en plein centre-ville. Cette modération incroyable des prix n’est pas valorisée, elle permettrait d’attirer des classes jeunes et dynamiques qui secouraient un peu la ville et augmenteraient la qualité des échanges, et donc des potentialités de chacun, mais ce n’est pas le cas. La politique locale souffre du manque d’ambition, de moyens et du repliement communautaire. Il y a pire, les logements sont devenus difficiles à vendre, en raison de cette ambiance qui dissuade les visiteurs venus pour acheter, j’en recueille sans cesse des témoignages. Il y a un profond malaise des habitants lorsqu’ils évoquent la situation de la ville. Le lieu offre pourtant des avantages à habiter, parce qu’il offre de nombreux commerces de proximité, mais que pour sortir du bas de gamme il faut aller à Paris ou dans la zone commerciale en voiture. Consulter les avis émis sur la ville sur le net est une experience traumatisante, et lon sent qu’ils n’émanent que d’une partie de la population. Pourquoi ne décollons nous pas, peut-être parce que l’on n’a su cultiver, developper la mixité et apporter un peu plus de sang neuf, peut-être que l’implantation d’un peu plus d’enseignement supérieur en complément du département de gestion donnerait ce coup de fouet. Il y a un manque de fluidité, une « archipellisation », un manque de culture partagée qui explique sans doute cette impression étrange de ne jamais s’y sentir « chez soi ».
Il est dommage que la ville n’ait pu être plus activement rénovée, réactivée, brassée d’un air neuf. Qu’elle commence à croire en elle aussi. Lors des visites, je suis surpris par le fatalisme des gens qui pensent que les installations culturelles ne trouveront pas de public, qu’il n’y aura personne pour apprécier un nouveau restaurant, que l’on ira toujours vers le bas. Je me croyais pessimiste, mais je découvre mon maître à chaque discussion, chaque sortie.
